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Un trésor archéologique confié à AGS

  La toile du sarcophage de la nécropole de Sedeinga, en Nubie soudanaise, vient de rejoindre sa terre natale et sera dorénavant exposée au Musée national à Khartoum. AGS Soudan a pris en charge la logistique des différents transferts entre…

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The capture of Fort Louis on Martinique in 1794

 

La toile du sarcophage de la nécropole de Sedeinga, en Nubie soudanaise, vient de rejoindre sa terre natale et sera dorénavant exposée au Musée national à Khartoum. AGS Soudan a pris en charge la logistique des différents transferts entre le Soudan et la France, afin que ce trésor historique puisse être restauré dans des conditions optimales.

La remise officielle du précieux tissu a eu lieu le 11 avril 2017 en présence de M. Adil Hamid, ministre d’État soudanais des Antiquités, du Tourisme et de la Vie sauvage et de Son Excellence M. Bruno Auber, Ambassadeur de France au Soudan.

Lors de la remise officielle entre la France et le Soudan, l’émotion était à son comble car ce vestige est aussi le symbole d’une magnifique collaboration entre les deux nations. L’ambassade de France à Khartoum a contribué à faciliter le transport de l’œuvre. C’est aussi un brillant partenariat tripartite inédit entre AGS Soudan, la société Arkhênum, filiale du Groupe Mobilitas, qui a digitalisé la toile, et M. Claude Rilly, chargé de recherches au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), spécialiste de l’histoire du royaume de Méroé.

La Toile de Sedeinga, une découverte majeure pour les historiens. 

Depuis 40 ans, la France possède une mission archéologique, en Moyenne-Nubie au Soudan, à 200 km au sud de l’Égypte car de nombreux vestiges y demeurent enfouis. En effet, de 650 av. J.-C. à 35 ap. J.-C., la région de Sedeinga était dirigée par des monarques que l’on appelle souvent « les pharaons noirs ».

Lors de sa découverte, cette toile peinte était composée de centaines de petits fragments. Le travail de reconstitution réalisé à Toulouse, a été vraiment spectaculaire et nous laisse un peu plus percer les secrets des pharaons de Nubie. Le puzzle une fois assemblé se présente sous la forme de trois panneaux de 1,50 m environ, correspondant au couvercle du cercueil et à ses deux côtés latéraux.

Détails de la toile : « Scène de la pesée de l’âme »

Au vu de l’intérêt que présente cette découverte, il semblait évident que la France contribue à conserver une trace de ce fabuleux patrimoine qu’elle a restauré.

Alors que Thomas Rousseau, directeur d AGS Soudan était en train d’organiser son retour périlleux et définitif au Musée national à Khartoum, l’idée de scanner le tissu mûrit. Pourquoi ne pas garder un exemplaire digitalisé du tissu qui serait accessible aux chercheurs du monde entier ?

L’épopée de la numérisation de la toile 

Le groupe AGS, via sa filiale Arkhênum, spécialiste de la numérisation patrimoniale, est à ce jour l’unique prestataire en France à disposer de deux scanners A00, technologie de pointe permettant de rendre cet incroyable projet de numérisation possible.

Scannérisation

Ce type de matériel est capable de scanner en un seul fichier un document de 130 x 180 cm. C’est ainsi que le tissu a été numérisé ligne par ligne avec une exposition minimum pour obtenir une image de très haute résolution sans aucune altération des pigments de la peinture. Il est évident que le transfert et la manipulation de la toile ont été des opérations extrêmement délicates. L’équipe a fait preuve d’un savoir-faire et d’un professionnalisme exceptionnels, démontrant la coordination des différents métiers et l’excellence des prestations offertes par le groupe AGS.

 

 

En effet, depuis sa restauration il y a environ quatre ans, la toile du sarcophage n’avait pas été extraite de son emballage en prévision de son retour au Soudan, et Claude Rilly n’était pas très enthousiaste à l’idée de la déballer.

De par son activité, Arkhênum manipule au quotidien des fonds patrimoniaux uniques. En un seul scan et quelques secondes d’enregistrement, une image en très haute résolution était sauvegardée.
A peine l’opération terminée, les emballeurs d’AGS étaient déjà en train de réemballer l’œuvre pour la préparer à son voyage vers sa terre natale.

Désormais, la France conserve une trace numérique d’un trésor historique inestimable, définitivement sorti de l’oubli.

Digitalisation

Les archéologues, chercheurs et étudiants pourront observer dans les moindres détails les hiéroglyphes et symboles peints sur la toile via un simple écran d’ordinateur ou d’une tablette sans devoir partir pour Khartoum où est  désormais exposé l’original pour le plus grand plaisir des Soudanais. Aujourd’hui, le Musée national du Soudan possède une pièce d’exception unique en son genre.

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